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JUIN 2006 Chevaliers, Chevalières, Hautes Fessières, Hauts Fessiers, Grands Officiers et Grandes Officières, Sérénissime Grand Maître, Profanes et Quidams, Honneur et Gloire à nos Passés Grands Maîtres Léo Campion et Yvon Tanguy,
Cette cérémonie fesse-tive va voir de nouveaux impétrants, profanes et néophytes être initiés aux plaisirs de la Fesse. C’est toujours un moment chargé d’émotion qui nous étreint. Ces profanes auront-ils la capacité de surmonter ces énormes difficultés qui ont vu de nombreuses fesses rouler dans la sciure, au pied des échafauds ? Oui, j’avoue en étudiant les demandes d’initiation pour ce soir, avoir été saisi d’angoisse en découvrant la profession d’un impétrant : troudebalologue. Nom d’un chien, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une nouvelle race de bouledogue ! Et puis après, j’ai découvert le deuxième : Jean-Loup Bouvier. C’était trop ! Déjà qu’on a la chienne du Grand Maître, on ne va pas se taper une meute de clébards dans la Confrérie. Mais comme disait saint-Bernard, « il faut savoir raison garder ». Il n’a jamais dit cela, mais cela n’est pas grave. C’est pourquoi, en tant que Grand Inquisiteur, je mettrais deux boules blanches dans la culotte de qui vous savez, pour manifester mon accord à ces trois initiations au Grade de Chevalier du Taste-Fesses. A ce stade de la cérémonie, il convient d’émettre quelques jugements philosophiques de haute portée. Le dénommé saint-Paul en route pour Damas, ayant oublié son chapeau, a un coup de soleil. Il tombe de son cheval sur son cul, et cela a était le début de nos emmerdements. Il va énoncer alors les trois principes transcendantaux de sa théologie : le beau, le vrai, le bon et le Dubonnet comme aurait dit Coluche. On décline généralement ce triptyque symbolique par un autre : la foi, l’espérance et la charité. Charité qui vient de « caritas », une des trois définitions de l’amour avec Eros et Agapé. Pour celui qui a tourné dans un péplum appelé « le bronzé tombe du cheval », la charité, l’amour est l’affirmation la plus grande. Voilà une belle définition de la haute mission de notre confrérie : la foi dans la fesse, l’espérance du troufinion et la charité du cul (et non pas sur Loire). Par ce message venu du Ciel, nous accomplissons notre Grand Œuvre, au noir ou au blanc, cela dépend des jours, du temps et si on a pris une douche ou pas avant de venir. Oui, il s’agit bien d’une mission divine qui nous est confiée : « sur cette fesse, tu bâtiras mon Eglise ». Honorer le saint-Cul est une obligation ardente, un pèlerinage sans cesse renouvelé, une croisade permanente. Sus à l’infidèle qui refuserait la main, l’hommage et tout le reste ! Pour terminer cette homélie (que l’on ne fait jamais sans casser les œufs et nous les briser quelques fois), j’emprunterais la formule d’un mien collègue à moi, évêque de son état et grand bonimenteur de foire de sa profession (puisqu’il vend des indulgences pour un paradis qui n’existe pas), « la fesse est comme l’Eglise, elle peut connaître les pécheurs, mais elle ne connaît pas le péché ». La fesse est pure et sans tâche. Elle a été conçue parfaite. Elle est innocente du péché originel. Si elle tombe parfois, elle remonte sans cesse au divin. Il faut imaginer Sisyphesse heureuse, car nous sommes les Prométhée du postérieur. Telles sont notre foi, notre espérance et notre charité envers notre paire supérieure. Que le fesse-tin commence !
Christian Eyschen Grand Inquisiteur de la Confrérie des Chevaliers du Taste-Fesses
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