LA PLANCHE DE JEAN-BERNARD
Et Dieu créa la fesse . . .
Léo Campion
qui avait la
mine pure, (que le
Grandcontrepéteur Roméo Carlès, cofondateur avec Boris Vian, me pardonne, car il
en aura d’autres) se décrit lui-même comme chauve honoraire et obsédé sexuel.
Sans être cochon il glorifie le porc qu’il juge
courtois et honnête car le
porc salue et la franchise de port n’est
pas une légende. Il disait aussi : ne
fais pas aux truies ce que tu ne voudrais pas qu’on te fit. Et qui vivra
verrat !
Léo ne fait guère de différence entre
la fesse et le sexe qu’elle protège ou offre.. . .
(mieux vaut un cul sans poil qu’un poil
sans cul) . Le
choix de la date (encore) et
du lieu pour FESSES-TOYER
n’est pas le fruit du hasard.
Nous
sommes le 3 Germinal An 216 soit très exactement 104 ans & 2 mois après L.C. Et
nous n’aurions pas pu tutoyer la fesse
ou
ripailler
dans l’Yonne
à
Anus ou en Saône & Loire à Ma-con, car, disait-il
« Un con, est un imbécile qui n’a de cet
organe ni la profondeur ni la saveur ». Saluons le gargotier qui nous
accueille avec empressement malgré un
canard
sur le feu
et du
cœur
au bouillon
et qui ne manquera pas, de confier à ses
accortes servantes la mission de prendre soin des
mousses
de cailles !
(trois à la fois, encore merci Carlès)
« Aujourd’hui
l’espace est splendide, partons à cheval sur le vin, sans mors, sans éperons,
sans brides, pour fester à Montcuq un cinquantenaire payen ! »
Enfant de chœur, Léo cesse toute pratique religieuse après être allé à
« con-fesses », bien qu’il
aima chanter « les
p’tites filles qui vont à la messe se mettent des coussins sous les
g’noux, Elles f’raient bien d’se les met’ sous les fesses afin de mieux tirer
leur coup ! »
Il nous rappelle dans
« Le cul à travers les âges » que les Chevaliers de la Confrérie, en
instaurant les élections « de Dame Pile » ne faisaient que perpétuer une noble
et vieille tradition née au XVII° siècle : des Dames de la Haute Société
terminaient leurs rencontres galantes par des Concours de Culs, quels que
soient les
cris de la
population et de
groupes
minables.(
toujours Roméo)
A ce stade, un peu plus d’étymologie : le festival est une
fête fessière pratiquée pendant l’été (par
contraction de fesse et estival) ; Etre festivalier (de fesse et de cavalier)
c’est être à cheval sur la fesse; le Fesse-noz est la fête bretonne
traditionnelle qui se pratique sur la digue de Nantes à Montaigut où se chante
de fameux cantiques bigoudens:
Le taste fesses n’est
pas plus l’ennemi de la fesse que le casse noix pour les noix car s’il les brise
c’est avec délicatesse pour en extraire
le meilleur. Ne pas confondre taste-fesses et pince fesse (nom
masculin invariable)
qui peut toutefois être un complément
d’appréciation indispensable.
Si le
cul a son secret, les fesses ont
leur mystère :
J’aimerais vous faire part des multiples distinguos qui vont de
l’anorexique à la Vénus callipyge (dont la statue fut inaugurée à l’occasion du
25° anniversaire de l
a Confrérie dans le square du Chevalier de La Barre à Montmartre). Cette
liste élaborée par Yvon Deschamps et Bernard Brisson ne sera qu’un simple rappel
pour les très Respectables Membres de notre Glorieuse Confrérie, mais pourrait
s’avérer opportune pour certains de nos invités !
Y en a des rondes, y en a des plates,
Y en a des fermes, y en a des
flasques,
Y en a des courbes, des petites
carrées, Des pour s’asseoir,
d’autres pour s’amuser,
Y en a des basses, des déprimées,
Y en a d’la haute société,
Y en a des belles à regarder,
Y en a qui sont à
éviter . . .
Y en a
d’étroites, y en a des larges, Y
en a même des qui sont en marge,
Y en a
qu’on aime, y en a qu’on tâte, Y
en a qui brûlent toutes les étapes
Celles
qui voudraient en avoir plus, D’autres
qui ne parlent pas mais c’est tout juste,
Des
pour la ville, des pour le sport,
Y en a qui passent pas sans passeport. . .
Y en a
des mauves, Y en a des roses, Rien
qu’à les voir ça fait quèque chose,
Y en a
des dures, Y en a des molles,
Y en a beaucoup de p’tites
fofolles,
Y en a
vraiment de toutes les sortes, Y
en a qui tombent faut qu’on les porte,
Y a des
timides, des effrontées, D’autres
qui vous r’gardent l’air étonné,
Mais
qu’on les aime, qu’on les aime pas, Si
y en avait pas on s’rait pas là !
L’histoire de la fesse remonte à la
plus haute antiquité.
Pascal n’a-t-il pas écrit « si les fesses de Cléopâtre avaient été moins rondes
l’histoire du monde aurait été changée ».
Nul n’ignore la devise de la monarchie
britannique « Honni soit qui mal y
taste » ! Et
de nos jours, les internautes
utilisent le site « Fesses-bouc » !
Notre Maitre Léo nous rappelle que
Napoléon avait trois sœurs, Pauline, Caroline et Elisa. Pauline était mutine,
Caroline était coquine, Elisa était comme ça. Toutes trois avaient de très beaux
culs. Au milieu des fesses tristes qui hantaient le Palais, leur croupe
rebondie, joyeuse et bien placée, attirait l’œil des connaisseurs. C’était
l’admiration de toute la Cour et l’on ne pouvait faire plus de plaisir à
l’Empereur qu’en lui disant quel beau cul avait Pauline, ou Caroline, ou Elisa.
Mais honni soit celui qui bannit
les sans-culottes !
Une
miche est difficile à choisir." La fesse de l'heure présente
A le naturel du melon:Il faut en essayer
cinquante Avant d'en trouver un de bon ! " Elle doit être lourde dans la paume,
fine de peau, souple sous la pression et
n'avoir aucune marque de contact antérieur sauf peut-être quelque délicat
tatouage de bon gout.
Dans les
domaines les plus divers, dont je ne ferai qu’effeuiller le fondement, nombreux
sont ceux qui ont célébrés la fesse. Après l’Histoire, un spicilège de
littérature, Arts et Beaux Arts,
Confucius
avoue « n’avoir
jamais connu quelqu’un qui aima la vertu autant que les fesses »
SHAKESPEARE la glorifie dans "As
You Like It " qui décrit les mille et une manières de s'en accommoder; "A
Midsummer Night's Dream" où Desdémone perd la vie pour avoir donné à son supposé
amant ce qui était réservé à Othello . Hamlet s’angoisse :
taster ou ne pas taster, that is the
question.
François
Villon
: Ballade des Fesses du Temps Jadis & la Ballade des Fendus
RABELAIS dit de GARGANTUA « qu’il estoit merveilleusement phlematicque des
fesses et barytonait allégrement
du cul ».
La
Fontaine
est
intarissable : la mimine qui veut se
faire aussi grosse que le bénitier ! « La
fesse et les deux tasteurs », « le
pétard et la cigogne », « Le fion & le rat ».etc
UN
INEDIT DATE DE 1673
« Un
chevalier, ayant tasté un fessier se retrouva fort déçu tant les allumeuses
étaient menues. Pas assez de rotondité pour emplir une honnête main .Le
pygiphyle alla pétitionner chez le Grand-fesses-Master, le priant de lui prêter
un postère pour apaiser son impatience. Les dignitaires ne sont pas préteurs,
Ca, tout le monde le sait. « Que fessiez-vous au dernier fesse-tin » dit-il à
son quéquette-mandeur ? « Vous batifoliez j’en suis fort aise, Eh bien bisez
Fanny maintenant ! »
Voltaire
conseille Candide : « il faut cul-tiver
le popotin »
DESCARTES dans ses "Méditations Métaphysiques" pour qui la véracité divine se
déduit de l'étendue géométrique des choses matérielles, voit dans la fente qui
détermine la séparation des fesses, une preuve nouvelle de l'existence de Dieu.
Corneille dans Polyeucte :
« Et le désir s’accroit quand les fesses
reculent »
Goethe
fait dire à Faust traduisant la Genèse
« Au
début était la fesse »
Beaumarchais-Figaro
déclare à la Comtesse Almaviva :«
Boire sans soif, faire l’amour à tout moment et s’asseoir sur ses fesses, voila
Madame ce qui distingue l’homme de la bête »,
on ignorait à l’époque que les bonobos ne boivent que s’ils ont soif.
Pour
Alfred de Musset
« Il faut qu’une paire soit offerte ou
fermée » ; « Qu’importe le jupon
pourvu qu’on ait les fesses »
Dans sa
« Comédie Humaine », Balzac
nous parle de « La Maison du Chat que
l’on pelote » où « La Cousine Fesse »
est à la recherche du « Trésor inconnu »
!
Hugo
est toujours célèbre grâce à la « Légende
des Fesses ».
CLAUDEL, inspiré par les Mystiques Espagnols et les Tragiques Grecs, glorifie la
fesse dans "LE
PARTAGE DE MIDI".
Sartre :
« l’Etre et le Séant » .
De nombreux films ont été inspirés par les FESSES, entre mille autres,
Fessopolis
de Fritz LANG ou
LE FESSIER ANDALOU de
BUNUEL (1929). "L’ARRIERE
TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS".
Guitry en grand professionnel écrit parmi tant d’autres
« Ma paire avait raison », « Si les
fesses étaient contées », « Le roman d’un tasteur »
Les musiciens ne sont pas en reste citons en vrac Mozart « Cosi taste tutte »;
les « Rondo » de Beethoven et que faisait Chopin durant ses Nocturnes avec des
Polonaises ?
On palabre depuis des siècles sur
le sexe des anges. C’est pourquoi les angelots des bas-reliefs montrent leurs
fesses. Une exception au Louvre,:
l’Hermaphrodite endormi de
Polyclès, il faut en faire le tour pour s’apercevoir que les fesses ne sont pas
tout à fait féminines.
Il ne reste rien par contre des tentatives de compressions du Sculpteur CESAR.
Et pour conclure, car le temps
passe-vit,
je rappellerai qu’à la fin de sa vie La Pompadour devint
folle de la
messe !
Et, si vous m’y autorisez,
chères Bitoyennes, je ne manquerais pas de vous caresser les
tresses après le
football ! (merci Roméo)
Alors,
rendons-nous l’an prochain à « l’Ile de Raie » ou à « Baisons la Romaine » !